VOYAGER EN VR AVEC DES CHIENS, C’est possible!



Vale et moi, on possède deux chiens. Snoopy, un Keeshond de 9 ans, grand solitaire qui n’aime pas la chaleur et ne sait jamais où se mettre, et Mr Bond, un carlin de 5 ans, imbécile heureux, mais qui s’adapte à tout tant que la famille est réunie.


On les a adoptés bien avant notre première aventure sur la route et, au fond, c’est à cause d’eux qu’on a choisi d’acheter une roulotte. Avec un animal anxieux comme Snoopy et un autre avec un nez plat comme Mr Bond, les voyages en avion ne sont pas recommandés.


En fait, les VR offrent énormément d’avantages si l’on veut voyager avec son chien — ou son chat, perroquet ou lézard !— car une roulotte ou un motorisé, c’est comme une maison sur la route. Les animaux s’y sentent chez eux, sécurisés et dans leurs affaires. On peut apporter leurs jouets, leurs toutous, leurs coussins. L’alimentation peut rester la même qu’à la maison (en prévoyant des réserves ou en achetant le même type de nourriture une fois sur la route). S’ils n’ont pas le mal des transports, c’est donc une solution idéale pour eux comme pour nous, car on les aime tellement, nos deux amours. On ne voudrait pas s’en séparer.



Snoopy et Mr Bond nous suivent sur la route depuis 2016. Avec le temps, on a acquis pas mal d’expérience et développé plusieurs trucs pour faciliter les choses.


En passant, j'ai déjà fait un podcast complet sur le sujet du voyage avec des chiens si jamais ça vous intéresse:

Avant de partir


La première fois qu’on a traversé la frontière américaine avec les chiens, on avait acheté un gigantesque sac de nourriture chez Costco et transvidé le tout dans un bac en plastique. Erreur. En passant les douanes, l’agent frontalier nous l’a confisqué. Voici ce qu’il faut savoir avant de traverser la frontière américaine :


  • On peut apporter la nourriture de notre animal, mais seulement si elle est dans le sac d’origine — pas entamé et pesant moins de 50 livres— pour permettre aux douaniers de vérifier la liste des ingrédients. Si la recette comprend de la viande ou des sous-produits d’agneau, de mouton ou de chèvre, elle sera refusée. La nourriture faite « maison », qu’elle soit crue, séchée ou congelée, sera aussi confisquée.



Par contre, le certificat de vaccination antirabique sera exigé à votre retour au Canada, alors, au fond, vous devrez l’avoir de toute façon. C’est vrai qu’ils ne vérifient pas systématiquement. Dans notre cas, on nous l’a demandé environ une fois sur deux. Mais mieux vaut prévenir que guérir. Cliquez ici pour consulter la page web de l’agence canadienne si ça vous intéresse!


Les règles pour l’importation de nourriture pour animaux sont plus simples quand on revient au Canada : il faut simplement que la nourriture soit dans l’emballage d’origine et que le produit ait été acheté aux États-Unis.



Au camping


La plupart des campings autorisent les chiens —et encore plus les chats —, mais c’est toujours bon de vérifier avant de partir, surtout si c’est un camping dans un parc de la Sepaq. Ça fait seulement deux ans que les chiens sont autorisés dans les parcs nationaux du Québec et ils ne sont pas admis partout sur le territoire ou dans tous les sentiers de randonnée. Allez voir ici pour des informations : https://www.sepaq.com/animaux/


Dans les parcs nationaux américains, les chiens sont généralement admis dans les campings et les endroits accessibles en auto, les aires de stationnement, etc. Ils sont souvent interdits sur les sentiers de randonnée par contre.



Évidemment, même si nos chiens sont autorisés, il faut toujours s’assurer qu’ils ne dérangent pas le voisinage. Quand on fait des activités et des tournages, ça nous arrive de les laisser jusqu’à un maximum de huit heures d’affilée seuls dans la roulotte. C’est la même durée qu’une journée de travail quand on était sédentaire et qu’on quittait pour le bureau. En camping, on ne veut pas se faire dire à notre retour qu’ils ont jappé sans arrêt. Aussi, il faut s’assurer qu’ils sont en sécurité et qu’ils ne souffrent pas de chaleur ou de froid. Voici comment on s’y prend :


  • On installe Mr Bond, notre petit excité, dans une cage démontable en toile qu’on place sur les coussins de la banquette. Snoopy est moins curieux et il aime se cacher dans des petits coins tranquilles. On le laisse donc libre dans la roulotte. Déjà, parce qu’ils sont séparés, ça élimine les interactions et les risques de chicanes et de jappements. Quand on n’utilisait pas la cage, il nous est arrivé qu’un voisin nous avise que ça jappait dans notre roulotte pendant notre absence. Depuis qu’on les a séparés, nous n’avons jamais eu ce commentaire.

  • On ferme tous les stores pour éviter que les chiens voient ce qui se passe à l’extérieur.

  • On met la radio ou de la musique. Le volume doit être suffisamment élevé pour que les chiens n’entendent pas (ou beaucoup moins) les bruits autour de la roulotte.


Pour garantir une température ambiante adéquate, il y a plusieurs options :

  • On active les ventilateurs « Fantastic Fan ». Ils s’ouvrent et se ferment automatiquement avec un thermostat. Si on est en boondocking, ils peuvent fonctionner avec nos batteries. Avec des panneaux solaires, il n’y a donc pas de risque à partir pour la journée.

  • S’il fait très chaud et qu’on est branché à l’électricité du camping, on laisse l’air conditionné fonctionner. Sans électricité, on utilise une génératrice.

  • Les systèmes de chauffage des VR sont généralement alimentés par le gaz propane, ça ne pose donc pas de problème durant les journées un peu plus froides en boondocking. De toute façon, les chiens sont beaucoup plus tolérants à la fraîcheur qu’à la chaleur. Tout ce qu’il faut, c’est d’être certains qu’il y a suffisamment de gaz dans les bonbonnes.

Quand on quitte la roulotte sans les chiens, il peut aussi être utile de pouvoir surveiller, en temps réel, la température qu’il fait à l’intérieur.