2 ACTIVITÉS POUR TRIPPER DANS LA RÉGION DE CHAUDIÈRE-APPALACHES

Dernière mise à jour : 18 nov.


Deux semaines après notre escapade dans la région de l’Outaouais, on a continué notre visite du Québec avec une incursion de trois jours dans la région de Chaudière-Appalaches, une autre superbe destination pour jouer dehors!

En luge, sous le radar

Avez-vous déjà fait de la luge autrichienne? Si la réponse est non, vous devez absolument réserver une journée de votre calendrier pour aller essayer ça! L’endroit idéal pour le faire est sans aucun doute le Domaine du Radar!


D’abord, un petit mot au sujet de cette base de plein air située à une petite heure au sud de Québec. Le Domaine du Radar, c’est un véritable terrain de jeux, parfait pour une escapade familiale ou un séjour entre amis. Il y a deux lacs avec plages et jeux aquatiques, des aires de pique-nique, huit kilomètres de sentiers de randonnée ouverts en l’été, mais aussi en hiver — en raquette ou en ski de fond — et plusieurs formules d’hébergement : 60 sites de camping, 3 prêts-à-camper, 10 « coolbox », fabriqués avec des conteneurs, et une dizaine de grands chalets pour des groupes de 8 à 26 personnes. Il y a du choix.


L’hiver, l’activité vedette, c’est la luge autrichienne. On peut choisir l’une de deux pistes de 2,3 km aménagées sur un versant du mont Ste-Marguerite, qui culmine à 675 mètres. Il y a une descente relativement facile, la « Familiale », et une autre un peu plus intense, la « Kamikaze ». Avec un billet, on peut faire jusqu’à quatre descentes. Les remontées se font au chaud, en autobus adapté pour embarquer les clients et leur luge jusqu’au sommet.


On a passé un super bel après-midi. Dès les premiers mètres, on se rend compte que ce n’est pas si facile que ç’a en a l’air. Il n’y a pas de volant sur ces petits bolides. Mais une fois qu’on a compris le principe — il faut déplacer son poids vers la gauche pour virer à droite et vice versa —, et laissez-moi vous dire, ça fly!

La piste « Familiale » est magnifique. On glisse sur le sentier damé avec la forêt appalachienne qui défile de chaque côté. Par endroit, la vue est dégagée sur la région, c’est très beau. On peut rapidement prendre de la vitesse, alors songez à vous habiller en conséquence, un peu comme en ski alpin : casque, lunettes et vêtement chauds qui coupent le vent. Au besoin, des casques sont disponibles sur place.

À la fin de la journée, les propriétaires du Domaine du radar nous ont donné une permission spéciale. Étant donné que notre combo LOKI - Ram est fait pour le hors route, ils nous ont autorisés à passer la nuit au sommet du mont Ste-Marguerite, à côté du bunker, ce qui nous a permis de découvrir une facette un peu insolite de cette base de plein air.


Le Domaine du radar a été aménagé sur les anciens terrains du Royal Air Force. Au début des années 50, en pleine guerre froide, le NORAD — le North American Aerospace Defense Command — a fait construire plusieurs postes radars pour surveiller les Russes. Le mont Ste-Marguerite, qui domine littéralement toute la région, faisait partie du réseau. Pendant plusieurs années, il y avait une importante base militaire au bas de la montagne, la « No. 13 Aircraft Control & Warning Squadron » qui logeait les 200 militaires affectés à cette mission de surveillance. Le radar, les effectifs et tous les équipements émetteurs-récepteurs étaient camouflés dans un vaste bunker qui existe encore aujourd’hui au sommet.


On a passé la nuit à côté de cette structure historique. J’en ai fait une brève visite pendant qu’un employé du parc faisait sa tournée : le genre de site parfait pour tourner un film d’horreur. Mais bon, on a dormi quand même sur nos deux oreilles et bien au chaud dans notre bunker à nous — notre LOKI Basecamp!

Le lendemain matin, je me suis réveillé sur un panorama à couper le souffle. Le lever du soleil colorait l’horizon de rose et d’orange. C’était magnifique. Du haut du mont Ste-Marguerite, on a une vue sur une centaine de kilomètres. Le paysage s’étale à nos pieds, comme une courtepointe de lacs gelés, de champs et de boisés avec les grandes éoliennes qui tournent doucement dans la lumière dorée. Quel spectacle! Assurément un des plus beaux réveils qu’on puisse imaginer.

L’été, le camping est autorisé sur le sommet, alors pensez-y! Ça vaut vraiment la peine.

Rouler sur la ouate

Notre deuxième destination était le Parc régional du Massif du sud, tout près du village de St-Philémon à l’intersection des routes 216 et 281 dans la région de Bellechasse. C’est un très beau parc, un endroit montagneux, idéal pour ceux qui aiment la randonnée sous toutes ses coutures : pédestre, à vélo, en raquette, en ski — de fond, Hok, de montagne — et en fat bike.


Le parc offre 40 km de sentiers balisés qui sillonnent la forêt, entre sommets et vallées. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les conditions physiques. Côté hébergement, ils offrent 36 emplacements de camping et plusieurs formules de prêt-à-camper : tentes boréales, yourtes, tentes de prospecteur, refuges ainsi que les « pods », les drôles de microchalets en forme de demi-lune qu’on a d’ailleurs eu l’occasion d’essayer après notre journée d’activité.

On n’avait jamais fait de fat bike, alors quand on a vu c’était possible d’en louer, on a sauté sur l’occasion. J’avais quand même quelques petits doutes parce que sur Internet, on voit beaucoup de vidéos de chutes en fat bike, comme si c’était hyper difficile de maintenir le vélo en équilibre. Finalement, j’avais tort de m’en faire.


C’est hyper facile. Remarquez que le sentier damé et hyper bien entretenu y était peut-être pour quelque chose. On avait l’impression de rouler sur un nuage blanc, c’était doux comme de la ouate sous nos pneus. Un vrai charme. Et pour citer Valérie : aucune difficulté à manier le vélo, même dans les virages, aucune peur à avoir. C’est facile, c’est intuitif, si vous êtes capable de faire du vélo, vous êtes capable de faire du fat bike.

On s’est arrêtés aux belvédères pour admirer la vue. C’est formidable de pouvoir se promener à vélo en pleine nature avec les arbres chargés de neige tout autour. L’hiver au Québec, c’est beau!

Pour cette activité également, il faut penser à s’habiller chaudement, du moins pour les pieds et les mains, parce que oui, on transpire un peu dans les montées, mais le vent nous gèle le visage et les extrémités dans les descentes.


On a terminé la journée bien au chaud dans notre « pod » en forêt. Vraiment cool comme microchalet. C’est bien équipé, avec une cuisinette, une table, un sofa, un lit double et un foyer électrique. Les douches sont au pavillon de service et il y a des toilettes à quelques pas des chalets.


Ç’a aura été une super belle escapade dans Chaudière-Appalaches, une région qu’on ne connaissait pas beaucoup et qui nous a ravis! Et le plus beau, c’est que c’est à seulement une heure de Québec.

Chaudière-Appalaches, tu nous reverras assurément!


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