Le voyage de rêve de cette famille de 6 sur les routes du Mexique!

Dernière mise à jour : juin 15




Cette semaine, on vous présente un article un peu différent : le témoignage inspirant de Rémi et Eva, partis dans leur classe C « Sunseeker » pour un voyage de six mois au Mexique avec leurs quatre enfants de 5 à 15 ans. Ce texte s’adresse donc non seulement à tous ceux qui entretiennent le rêve d’aller au Mexique avec leur VR, mais aussi aux adeptes de camping qui ont des enfants d’âge scolaire et croient qu’un long road trip en famille est un rêve inaccessible.


Comment font-ils ?


Rémi, « chauffeur » et papa de cette belle troupe, occupe un emploi dans l’industrie des expositions. Son poste lui permet de travailler de façon très intensive pendant une période de l’année et d’accumuler des semaines de congé qu’il réserve pour les voyages. Eva est fiscaliste et peut, elle aussi, planifier des absences du travail. Elle est d’ailleurs en congé prolongé depuis deux ans pour s’occuper des enfants.





Le reste du clan est formé de Sarah-Maeka, leur aînée de 15 ans, grande sportive et membre de son équipe de gymnastique à l’école, de Matteo, 14 ans et joueur de hockey, ainsi que des « bébés » de 7 et 5 ans, Mia et Stella, amoureuses de la nature et des animaux.


La famille cumule déjà 100 000 kilomètres au compteur-voyage. Ils ont entre autres parcouru la plupart des régions du Québec, passé deux mois dans l’Ouest américain, un mois et demi la région de Boston – Washington et plusieurs semaines aussi dans l’ouest du Canada. En 2016, ils ont même atteint le Costa Rica, leur plus grand road trip et celui qui leur a donné la piqure du Mexique, qu’ils avaient seulement effleuré à l’aller et au retour.


Voyager en VR ne demande pas une planification excessive : pas de vols ni d’hôtel à réserver. On embarque nos choses dans le VR et on appuie sur l’accélérateur. Pour Rémi et Eva, la planification de l’itinéraire est « sommaire » : elle tient compte des saisons et des principales choses qu’ils aimeraient voir.


Par exemple, toute la famille, et surtout les petites, tenait à voir les papillons Monarque du sanctuaire El Rosario. Or les papillons ne sont là qu’entre novembre et la mi-mars, après quoi ils remontent vers nos latitudes. Mais dans l’ensemble, Rémi et Eva laissent une grande part à l’improvisation et à la flexibilité durant le voyage.


Une fois que les congés professionnels sont planifiés, il reste à organiser le travail scolaire des enfants. Mais selon Eva, ce n’est pas une tâche complexe. Ils avertissent les directions d’école et les enseignants un peu à l’avance et ne demandent généralement pas de programme structuré pour les leçons et devoirs. Les profs en ont déjà assez sur les bras, selon Eva. Quelques-uns demandent des « portfolios » du travail accompli durant le voyage, d’autres, pas.

Ils quittent le Québec avec le matériel scolaire des enfants, les manuels, les cahiers d’exercices et les dictionnaires. En voyage, ils accordent deux heures par jour aux études. Il n’y a pas d’horaire précis, ça dépend des situations, de la météo et du programme d’activités quotidiennes. Eva les supervise et s’assure qu’ils passent la matière chapitre par chapitre jusqu’à la fin. Comme ça, lors de la rentrée en septembre, ils sont au même niveau que les autres élèves.



L’apprentissage est aussi enrichi de toutes les découvertes et expériences vécues pendant le voyage. L’éducation physique est remplacée par du snorkeling, la montée d’un volcan, une randonnée dans la jungle. L’histoire est complétée avec la visite de sites archéologiques ou celle des villes coloniales. Et bien sûr, les jeunes apprennent la géographie du Mexique et celle des régions traversées durant le trajet.


La petite histoire d’un grand voyage


Comme beaucoup de familles, la vie de Rémi et Eva est prise dans le carcan du « travail-école-garderie ». Le temps passé avec les enfants se limite à une heure et demie le matin et à trois heures le soir à travers la préparation du souper, les devoirs et les bains. Et ça, c’est sans compter les activités sportives, les pratiques, les compétitions.


En janvier 2020, ils se sont dit : pourquoi on ne prendrait pas une pause ?


Ils ont senti le besoin de faire une parenthèse dans cette vie de fous. Leurs enfants grandissent à vue d’œil. Comme m’a dit Eva, le moment était venu de se redécouvrir comme famille, de remettre les priorités au bon endroit et de se fabriquer des souvenirs inoubliables en partage.

La décision s’est prise rapidement et le Mexique s’est imposé comme la destination idéale. Ils avaient seulement effleuré ce beau pays en 2016 quand ils s’étaient rendus au Costa Rica. Départ prévu : un an plus tard, pour un voyage de six mois.


Entre l’idée première de ce voyage, en janvier 2020, et le grand départ de février 2021, la pandémie est interposée dans leurs plans. À l’été 2020, soit 6 mois avant de partir, Rémi et Eva avaient encore confiance que les choses entreraient dans l’ordre pour leur permettre de traverser les frontières avec leur VR.


La deuxième, puis la troisième vague ont ensuite frappé le Québec. Les frontières terrestres demeuraient toujours fermées. Ils ont commencé à se chercher un plan B, C et D. Acheter un VR sur place ? Changer de destination ? Y aller en sac à dos ? Remettre le projet à plus tard ? Des heures de réflexions et de discussions.


Finalement, en décembre 2020, ils ont pris la décision de partir. Malgré la pandémie. Même s’ils entretenaient un peu d’angoisse et de culpabilité. « Ç’a l’air tellement égoïste, vu comme ça ! » m’a dit Eva.


Ils ont pensé à leurs enfants, à leur santé mentale. Au temps, si précieux et qui file entre nos doigts. Dans un an ou deux, Matteo et Sarah-Maeka auront probablement un travail d’été, un chum, une blonde. C’était peut-être leur dernière chance de faire ce grand voyage à six.

Rémi et Eva se sont dits « go ! ». Surtout qu’à l’été 2020, ils ont redécouvert le Québec au beau milieu de la pandémie, et ce, en toute sécurité. Ils ont fait des kilomètres de randonnée et de multiples visites en suivant les consignes, en portant leurs masques et en respectant les deux mètres. Ils se sont dit que ça serait la même chose au Mexique. Ils profiteraient du plein air et resteraient dans la bulle de leur VR.


Bien sûr, traverser la frontière américaine en février 2021 leur a demandé un peu de débrouillardise… mais tout problème vient avec sa solution. Après un vol « Montréal-Toronto-Detroit- Albany » coûteux et turbulent, et en pleine tempête de neige, ils ont retrouvé leur VR de l’autre côté de la frontière. Le Sunseeker avait été pris en charge par Transport Gamino et les attendait à Albany.


Ils ont continué leur chemin jusqu’à la frontière mexicaine qu’ils ont traversée sans aucun problème. Au Mexique, ce sont les mêmes règles qu’au Québec : le code couleur par région, le port du masque, le nettoyage des mains et la distanciation.