CONTRÔLER L’HUMIDITÉ ET LA CONDENSATION DANS VOTRE VR


Après quelques articles sur des destinations de rêve en Floride et en Californie qui, j’espère, vous ont inspiré et fait rêver, je vous propose cette semaine un sujet technique : comment contrôler l’humidité et la condensation dans votre véhicule récréatif.



Si vous possédez une caravane, un grand motorisé ou une van, vous savez de quoi je parle. Les fenêtres embuées, le plafond de la salle de bain qui perle après la douche, les coussins, oreillers et couvertures éternellement humides. Ce sont des problèmes qu’on rencontre au printemps, à l’automne et encore plus en hiver, quand les conditions sont fraîches, mais aussi en plein été, quand c’est hyper chaud ou après plusieurs journées consécutives de pluie.


Si on laisse l’humidité perdurer, on risque de voir la moisissure s’installer. Et ça, c’est évidemment très néfaste, autant pour la santé humaine que pour la durée de vie des matériaux et la valeur de votre VR. Parfois la moisissure n’est pas visible, elle peut se cacher à l’intérieur de vos mûrs ou sous le matelas.



Les bases


L’air est constitué de gaz (azote et oxygène surtout) ainsi que d’une quantité variable de vapeur d’eau. Cette quantité variable, c’est le fameux taux d’humidité relative. Pour l’être humain, on considère que c’est « sec » lorsque le taux se situe à moins de 35%. Entre 40% et 60%, c’est la zone de confort pour nos poumons et à plus de 60%, c’est un peu trop humide, c’est lourd et désagréable, surtout s’il fait chaud en plus.


Voici un élément important à retenir : à l’intérieur d’un espace donné, l’humidité relative varie en fonction de la température. Elle monte si la température descend et, inversement, diminue avec une hausse de la température. C’est parce que l’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau, donc le taux d’humidité relative est forcément plus faible. D’après mes recherches, on perd 3% d’humidité relative en augmentant la température de seulement 1 degré (Celsius).


Il faut aussi comprendre que les matériaux organiques comme les tissus, le cuir et le bois absorbent l’humidité. Ils sont hygroscopiques. En revanche, les matériaux minéraux comme le verre, la céramique et les métaux, eux, ne l’absorbent pas. Alors si l’air, chargé d’humidité, est plus chaud que les matériaux non organiques avec lesquels il entre en contact, il se forme des gouttelettes sur la surface. C’est la condensation. C’est le même phénomène qui se produit sur votre verre de bière bien froide.


Dans une petite caravane ou un classe B, ça ne prend vraiment pas grand-chose pour faire augmenter la quantité d’eau dans l’air: la simple chaleur dégagée par votre corps, l’utilisation de la douche, des serviettes humides, un imperméable détrempé sur le crochet, etc. La cuisson contribue aussi énormément au taux d’humidité : rien de pire qu’un sauté de légumes ou un chaudron d’eau bouillante pour saturer l’air en vapeur d’eau.


Il y a deux ensembles de solutions pour contrôler le niveau d’humidité à l’intérieur d’un VR. Des solutions pour l’été et d’autres, pour les périodes froides.


En dans les deux cas, la ventilation est l’élément clé. En aérant, on remplace l’air « pollué », chargé d’humidité et de CO2, avec de l’air neuf. Il faut donc s’organiser pour expulser l’air, mais aussi, pour le remplacer.


La ventilation


L’air chaud monte. Tout le monte sait ça. Et parce que l’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau que l’air froid, c’est logique de se débarrasser d’abord de l’air en hauteur, près du plafond. Je vous conseille donc de toujours positionner le ventilateur du plafond en mode en « exhaust », pour qu’il fonctionne de l’intérieur vers l’extérieur, et de l’utiliser le plus souvent possible.


Il y a plusieurs types de ventilateurs de toit. Vous connaissez sûrement le Fantastic Fan, qui se referme automatiquement lorsqu’il pleut. Très commode… sauf quand on veut faire sortir l’humidité galopante un jour de pluie!


Pour contrôler efficacement l’humidité de votre VR, je vous recommande fortement de vous équiper d’un ventilateur conçu de façon à fonctionner dans toutes des conditions météo. Le produit Maxxfan est excellent pour cela. Les grilles de sortie ne sont pas placées à l’horizontale directement sur le toit. Elles sont surélevées et à l’angle, vers le bas. Un design simple, au fond . Le ventilateur peut ainsi fonctionner même s’il pleut. Vous pourriez également installé un couvert par-dessus votre fan et désactiver le détecteur de pluie





Le volume d’air évacué par le ventilateur de plafond doit forcément être remplacé par le même volume d’air neuf. S’il n’y a pas d’autre ventilateur dans le VR, l’air entrera naturellement de façon passive, en passant par tous les orifices (et il y en a dans tous les types de VR).


Pour qu’il y ait équilibre entre les sorties et les entrées — et afin de ne pas faire « forcer » le ventilateur —, il faut que la surface globale des entrées soit similaire à celle de la sortie. Les petits trous et orifices ne suffiront probablement pas. Mieux vaut ouvrir les fenêtres. Et sachez qu’une grande ouverture sera plus efficace que plusieurs petites.


Je sais, ça paraît vraiment contre-intuitif de ventiler, alors qu’on tente de chauffer